• 24 novembre 2011
fr

Thanksgiving Day aux Etats-Unis

Le premier Thanksgiving par Jean Leon Gerome Ferris

Aux Etats-Unis, le qua­trième jeudi du mois de novem­bre est syno­nyme de « Thanksgiving day ». Cette fête, peu connue en Europe, est l’une des jour­nées les plus impor­tan­tes aux Etats-Unis.

Son ori­gine remonte au XVIIème siècle. Les colons ins­tal­lés dans les envi­rons de ce qui est aujourd’hui la ville de Plymouth située dans l’état du Massachusetts, n’avaient pas suf­fi­sam­ment de nour­ri­ture pour sub­ve­nir aux besoins de la popu­la­tion. Les indiens Wampanoag les aidè­rent en leur offrant des grai­nes et en leur appre­nant à pêcher. La récolte de 1621 fut d’une telle abon­dance que les colons déci­dè­rent de célé­brer l’évènement. Ils orga­ni­sè­rent alors un grand et copieux repas d’action de grâce (Thanksgiving). Ils y invi­tè­rent tous les mem­bres de la colo­nie et des tribus indien­nes envi­ron­nan­tes. Ce fut un jour de grande joie et de paix.

L’année 1621 a sou­vent été contesté comme n’étant pas le tout pre­mier fes­ti­val de la récolte qui fut célé­bré sur le sol amé­ri­cain. Néanmoins ce fes­ti­val d’action de grâce s’est déve­loppé au fil des ans au tra­vers des dif­fé­ren­tes colo­nies jusqu’à être célé­bré par chacun des Etats amé­ri­cains. En fonc­tion des récol­tes, chaque Etat célé­brait le fes­ti­val à une date dif­fé­rente. En 1863, le pré­si­dent Lincoln décida d’uni­fier le fes­ti­val au niveau natio­nal. Par pro­cla­ma­tion pré­si­den­tielle il donna une date com­mune à tous les Etats, établissant alors le « jour d’action de grâce » ("Thanksgiving day").

Aujourd’hui, « Thanksgiving » est vécue avant tout comme une jour­née de ras­sem­ble­ment fami­lial. Dans ce pays quinze fois plus grand que la France, les mem­bres d’une même famille vivent sou­vent sépa­rées par des mil­liers de kilo­mè­tres. « Thanksgiving » devient alors la fête fami­liale par excel­lence. Chaque amé­ri­cain est prêt à tra­ver­ser le pays dans toute sa lon­gueur pour retrou­ver les siens. Même les expa­triés font tout leur pos­si­ble pour ren­trer au pays pour l’occa­sion.

Au delà des retrou­vailles fami­liale, « Thanksgiving » est la fête de la sura­bon­dance et cela se tra­duit par la pré­pa­ra­tion d’un dîner très copieux. Sur toutes les tables le menu tra­di­tion­nel est servi : dinde farcie, jambon, maïs, pommes de terres douces, hari­cots, tartes aux pommes, aux noix de pékan, au poti­ron, glaces, coo­kies, et pour accom­pa­gner le tout, vin rouge, vin blanc, bières et sodas. Il y en a sans aucun doute pour tous les goûts. Les nom­breux restes de nour­ri­ture font la joie des jours sui­vants, créant comme une pro­lon­ga­tion de cette fête si chère à tous.

Pour beau­coup, ce jour de « Thanksgiving » évoque également les aéro­ports sur­peu­plés, les embou­teilla­ges sans fin, les nom­breu­ses heures passé à cui­si­ner, ou l’imman­qua­ble match de foot­ball amé­ri­cain télé­visé. Mais bien plus encore, pour tous il est le jour où l’on regarde la vie par son côté le plus beau. C’est le jour de « l’action de grâce » par excel­lence. C’est le jour où chacun reconnaît les bien­faits qu’il a reçus tout au long de l’année écoulée. L’une des plus belles tra­di­tions vivan­tes dans de nom­breu­ses famil­les amé­ri­cai­nes est celle-ci : juste avant de com­men­cer le repas festif, la maî­tresse de maison invite chacun à par­ta­ger une des rai­sons pour les­quel­les il est aujourd’hui dans l’action de grâce. Cette reconnais­sance de ce qui est beau dans les événements de la vie donne à cette fête toute son impor­tance. Ce tour de table fra­ter­nel apporte aux fes­ti­vi­tés la joie et la paix. Chacun est prêt à abor­der une nou­velle année avec enthou­siasme car de cette reconnais­sance naît la cer­ti­tude que l’année qui com­mence appor­tera, elle aussi, ses heu­reux événements qui feront l’objet d’une nou­velle action de grâce.

Sr Blandine

Vu sur le blog Terre de Compassion


Revenir au début