• 5 novembre 2014
fr

Suisse : Participer à cette mission avec sa vie de famille et son travail

Au Point-Cœur de Genève

De Sr Marie-Madeleine, en mis­sion à Genève, Suisse :

J’aime­rais par­ta­ger avec vous l’expé­rience que nous vivons avec une de nos amies. Après avoir décou­vert que notre cha­risme était aussi le sien au sein de l’Eglise, elle nous a demandé com­ment en vivre concrè­te­ment car étant épouse, mère et grand-mère, elle ne peut partir en mis­sion.

Elle nous a demandé de vivre les mardis matin avec nous tout sim­ple­ment. Sa demande nous a vrai­ment tou­chées. Nous com­men­çons notre jour­née par l’Eucharistie à la Basilique Notre-Dame puis nous par­tons visi­ter les amis du quar­tier. C’est magni­fi­que de voir une nou­velle fois nos amis visi­ter nos amis. Son désir de rendre les gens heu­reux me bou­le­verse, son envie de les aider, son enga­ge­ment en vérité.

En ren­trant à la maison, elle a à cœur de nous pré­pa­rer un bon repas com­posé par ses soins et de faire un peu comme table ouverte : “Invitez qui vous voulez et lar­ge­ment”, nous dit-elle. “Etant libé­rées des char­ges de la cui­sine, vous pouvez être plei­ne­ment pré­sen­tes aux per­son­nes conviées et je suis heu­reuse de vous rendre ce ser­vice”. Plus il y a de monde, plus elle est heu­reuse de se donner. Nous ter­mi­nons après le repas par la prière du cha­pe­let en mar­chant au bord du lac et par un temps d’ado­ra­tion.

Oui, il est pos­si­ble de vivre cette mis­sion de com­pas­sion ici avec sa vie de famille, son tra­vail, etc.… Rien n’est un obs­ta­cle, pas même le temps car Dieu est le maître du temps. Il suffit de dire un vrai “oui”, de s’enga­ger et le Seigneur fait le reste. Il suffit de faire le pre­mier pas et nous décou­vrons la joie du don, joie d’être utile. Cela nous rend notre dignité d’homme.

Plus les années de mis­sion à Genève pas­sent, plus je me pose cette ques­tion de com­ment aider nos amis sur leur chemin vers Dieu, com­ment les aider à sortir de leurs pro­blè­mes per­son­nels qui enva­his­sent leur vie et les étouffent. En fait, je cons­tate qu’il faut leur donner l’occa­sion de se donner eux-mêmes comme le cons­ta­tait aussi Mère Térésa de Calcutta. Quand les gens lui deman­daient com­ment l’aider, elle leur répon­dait : “En venant tra­vailler avec nous !” C’est la seule voie pour sortir de soi-même et se tour­ner vers Dieu car Dieu est pré­sent dans le pro­chain que nous ser­vons. L’autre est une misé­ri­corde pour moi ! C’est lui qui me sauve !


Revenir au début