• 3 juillet 2013
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Rencontre avec les Servantes

Communauté de Lviv (Régina à gauche)

De Régina, Amie des enfants amé­ri­caine au Point Coeur de Lviv en Ukraine :

"J’ai eu la chance mer­veilleuse de ren­contrer les sœurs de Points-Cœur (connues comme les Servantes de la Présence de Dieu). Au milieu d’elles, j’ai fait l’expé­rience de l’amitié vraie. Ces sœurs pren­nent vrai­ment au sérieux leur nom en essayant d’être plei­ne­ment pré­sen­tes à chaque per­sonne, la fai­sant se sentir aimée ! J’ai été très tou­chée que cha­cune d’entre elles veuille me connaî­tre, parler avec moi, pren­dre du temps avec moi malgré le fait que mon espa­gnol néces­site encore beau­coup de tra­vail et que je ne connais pas un mot de fran­çais. Je peux dire hon­nê­te­ment que pen­dant les deux jours passés avec elles, je me suis sentie vrai­ment aimée. Je suis ren­trée à Lviv déci­dée à donner ce beau et simple cadeau de l’amour et de la pré­sence à toute per­sonne que je ren­contre­rai. Mon désir de vivre tota­le­ment cette mis­sion gran­dit à nou­veau ! Comment pour­rais-je refu­ser à quelqu’un le sen­ti­ment d’être aimé ?
Une fois ren­trée à la maison, j’ai com­mencé à remar­quer que quel que soient les amis ren­contrés, quand ils me voient, ils sou­rient. Ils reconnais­sent quelqu’un qui veut les écouter, qui se soucie d’eux, qui les aime. Leurs visa­ges s’illu­mi­nent quand ils me voient et cela me donne une joie pro­fonde !
Ce peut être une « babou­cia » (petite grand-mère) de la maison de retraite, un vieil homme de la rue, un enfant de l’orphe­li­nat, ou un étudiant de l’uni­ver­sité. Savoir que quelqu’un désire ta pré­sence touche les deux per­son­nes. Je sens ma joie encore plus grande de savoir que ce n’est pas ma pré­sence mais celle de Dieu qui est perçue et cette cer­ti­tude est la plus impor­tante de toutes pour conti­nuer à vivre la mis­sion.
Quelques fois, je me suis deman­dée si nos ren­contres fai­saient vrai­ment une dif­fé­rence dans la vie de quelqu’un. Je com­mence à penser que peut-être mon coeur a besoin de lunet­tes pour voir la souf­france des gens, qui n’est pas tou­jours évidente à mes yeux. Mais savoir que Jésus aime à tra­vers moi, même quand les autres le voient et pas moi, est ma plus grande récom­pense depuis que je suis ici."


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