• 18 mai 2012
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Petit-déjeuner créole à Guayabo, Pérou

La « marinera » avec cheval, Guayabo mai 2012

Ce diman­che à Guayabo, le soleil ne sem­blait pas pressé de briller… un jour bru­meux, plein d’incer­ti­tu­des. Mais confian­tes, les cui­si­niè­res – de bonnes amies du vil­lage – étaient debout depuis long­temps pour tran­cher, peler, couper menu, frire. Les ser­veu­ses et ser­veurs étaient prêts pour servir thé/café et un bon pain garni de « chi­charrón » (abats), salade, patate douce, « tama­les » (spé­cia­li­tés à base de maïs, four­rés au poulet). Les dan­seurs atten­daient le moment de ravir les invi­tés avec quel­ques mer­veilleu­ses « mari­ne­ras », dont deux avec le cheval péru­vien au pas si gra­cieux. Puis peu à peu arri­vè­rent les invi­tés, et le soleil fit son appa­ri­tion. Tout au long de la mati­née et jusqu’à trois heures de l’après-midi vin­rent plus de 150 per­son­nes pour un petit déjeu­ner créole au béné­fice de notre mis­sion. Installés sous la per­gola, nos amis purent se ras­sa­sier de la beauté et du calme du lieu, pren­dre le temps d’un long petit déjeu­ner en cette fin d’été, dis­cu­ter en oubliant leur montre et leur por­ta­ble, pro­fi­tant de la com­pa­gnie, goû­tant la gra­tuité du moment, célé­brant l’amitié qui nous unit. Une bonne délé­ga­tion vint même du quar­tier de Barrios Altos, le quar­tier d’un des Points-cœur de Lima.

Comme une jour­née en famille ; plus encore, comme une pause dans le temps : qu’est-ce qui res­source plus notre cœur que de nous arrê­ter un ins­tant et ouvrir de nou­veau les yeux sur ce qui nous entoure – ceux qui nous entou­rent – et regar­der, étonnés de cette pré­sence ? Qu’est ce qui renou­velle davan­tage notre élan et notre désir de nous donner, que de nous lais­ser tout sim­ple­ment atti­rer de nou­veau par la beauté et la gra­tuité de ce qui est ? Comment pou­vons-nous com­pren­dre la mis­sion si nous ne nous lais­sons pas appe­ler par quel­que chose – ou Quelqu’un – qui nous tire hors de nous-mêmes ? De tout cœur nous espé­rons qu’à tra­vers ces moyens si sim­ples – une pré­sence ami­cale, un bel endroit, un bon repas, la joie de la musi­que et de la danse – beau­coup auront reçu un renou­veau d’espé­rance, ainsi que la cer­ti­tude de n’être pas seuls sur le chemin. A voir les yeux brillants au moment du départ, et l’heure à laquelle la fête s’est ter­mi­née, il sem­ble­rait que oui ! C’est ainsi que se pro­page et se déve­loppe la mis­sion : en fai­sant entrer dans une atti­rance.

Sr Marie

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