• 20 janvier 2014
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Pérou : Camps d’été à Gayabo

De Sr Marie, en mis­sion au prieuré de Guayabo (Lima) :

L’été, notre maison et le grand ter­rain qui l’entoure sont un lieu idéal pour accueillir nos amis, et leur per­met­tre de goûter quel­que chose de vrai­ment dif­fé­rent. De plus en plus, les jour­nées, week-ends, camps se mul­ti­plient à cette période, pour notre plus grande joie. Cette année, les enfants de plus en plus nom­breux, le récla­mant depuis avant la fin de l’année sco­laire et leurs parents fai­sant chorus, ce sont deux camps que nous leur avons pro­posé. Leur soif est immense, leur joie ne l’est pas moins : elle éclate si spon­ta­né­ment ! Profitant de chaque demi-minute pour se consa­crer au jeu avec une assi­duité incroya­ble, vivant chaque pro­po­si­tion à 300%, ils sont une des rai­sons d’être de cette maison. Aux enfants de Guayabo et Picapiedra s’ajou­tent ceux des quar­tiers des Points-Cœur de Barrios Altos et la Ensenada, ainsi qu’ado­les­cents et jeunes : ils défi­lent par ordre d’âge et par caté­go­rie, tout l’été. Par bon­heur, quel­ques jeunes de notre voi­si­nage pour qui les vacan­ces riment avec ennui, s’ajou­tent assez volon­tiers à l’équipe d’ani­ma­teurs, et l’ambiance est au rendez-vous, gui­tare et bombo aidant ! La Providence aussi, qui s’est mani­fes­tée de manière par­ti­cu­lière, nous pousse à plus d’audace.

Souvent ces enfants ne sont pas épargnés par la vie : il arrive que nous rece­vions de dou­lou­reu­ses confi­den­ces sur ce qui se passe dans la famille ; qu’il faille négo­cier la venue de tel ou telle, qui aide ses parents en ven­dant la nour­ri­ture cui­si­née par la maman ou en s’occu­pant des ani­maux. Parfois c’est la dureté de l’enfance des parents qui est un pré­texte pour ne pas lais­ser leur propre enfant venir. Ces quel­ques jours se révè­lent alors excep­tion­nels pour ceux qui sont là, pure joie, liberté, com­mu­nion, conso­la­tion.

On ne peut pour­tant pas dire que nous pro­po­sions des choses hors du commun : le simple fait d’être chez nous, le simple fait d’être ensem­ble, suffit déjà. À cela s’ajou­tent les joies de la bai­gnade dans le fleuve, du volley, d’une chasse au trésor, d’olym­pia­des et de veillées autour du feu à chan­ter et faire griller des cha­ma­lows. Enormes éclats de rire, chants, cris et dis­cus­sions pas­sion­nées ani­ment notre vaste ter­rain, et tout semble frémir d’allé­gresse ! Moments où la pro­po­si­tion chré­tienne devient pour les enfants la décou­verte d’une amitié, une expé­rience plus incar­née : nous sommes avec eux en per­ma­nence, dor­mons sous la tente avec eux, jouons avec eux, rions avec eux, cui­si­nons pour eux. Et leur gra­ti­tude et affec­tion jaillis­sent avec un élan qui tou­jours nous dépasse et nous émeut ! Ils devien­nent des amis – des petits amis de 9, 10 ans, des amis de 13 ou 14 ans. De petits amis qui gran­di­ront et for­me­ront, au para­dis, une bien belle com­pa­gnie.


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