• 22 mars 2013
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Notre Pasteur... le Pape François !

Pape François, Rome mars 2013

de Sr Mariana C.

« Priez pour moi » nous demanda le nou­veau Saint Père François. Pour nous, fidè­les de Buenos Aires, cette phrase était deve­nue « la sienne ». Chaque homé­lie, chaque ren­contre per­son­nelle, chaque lettre ou simple salu­ta­tion se ter­mi­nait avec ces quel­ques mots : « Priez pour moi ». Et dans ses yeux nous pou­vions voir que sa demande était sérieuse, à ne pas oublier !

Le soir de son élection, nous nous sommes réunis spon­ta­né­ment dans la cathé­drale de Buenos Aires pour répon­dre à cette demande. Nous étions une mul­ti­tude à prier le cha­pe­let en continu, jusqu’à la messe d’action de grâce dans une église pleine. Dehors, sur l’emblé­ma­ti­que Place de Mai, ceux qui ne pou­vaient entrer chan­taient et ova­tion­naient le nou­veau Pape.

L’émotion et la joie immense qui se lisaient sur les visa­ges n’étaient pas une simple fierté, mais l’assu­rance cer­taine que le Seigneur console et accom­pa­gne le peuple argen­tin dans un moment par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile de son his­toire. Oui, cette élection si sur­pre­nante nous a remis face à cette évidence : Il est le Seigneur de l’Histoire.

Mais qui est le Pape François ? Il est né en 1936 à Buenos Aires d’une famille d’immi­grés ita­liens. Après avoir obtenu son titre de tech­ni­cien en ingé­nie­rie chi­mi­que, il décida de répon­dre à l’appel du Seigneur en entrant dans la Compagnie de Jésus. Il fut ordonné prêtre à 33 ans et élu pro­vin­cial des Jésuites en Argentine trois ans plus tard.

En 1992 il fut nommé par le Pape Jean-Paul II évêque auxi­liaire de Buenos Aires et en 1998 il suc­céda à Monseigneur Quarracino comme arche­vê­que. En 2001 il fut créé Cardinal. Il fut aussi deux fois Président de la Conférence Episcopale Argentine.

Mais, pour nous, il est, avant tout, un pas­teur humble, très proche de chacun, menant une vie très simple, un homme de prière, avec un très bon sens commun et une bonne humeur. Un pas­teur aux paro­les fortes quand cela est néces­saire, mais tou­jours emprein­tes d’espé­rance.

Lorsque nous sommes arri­vées à Buenos Aires pour la fon­da­tion d’une maison, il fut tou­jours très atten­tif et dis­po­ni­ble, répon­dant rapi­de­ment lui même à toutes les let­tres et appels télé­pho­ni­ques. Il connais­sait bien la souf­france cachée d’une grande ville comme Buenos Aires et nous encou­ra­geait à être là où l’Eglise était moins pré­sente, pour être des signes visi­bles du Christ.

Aujourd’hui, Dieu nous le donne comme suc­ces­seur de Pierre et nous pou­vons être sûr de sa prière et de sa pater­nité pour son peuple... Mais, n’oublions pas de prier pour lui !


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