• 20 octobre 2011
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Nos bienfaiteurs salvadoriens

Sr Bénédicte entourée de Kimberly et Nirmala, de la famille de José Elías

Au Salvador, nos pre­miers « bien­fai­teurs » sont nos employés ! Nous avons deux ouvriers et trois gar­diens qui nous aident et dont l’atti­tude m’ensei­gne et m’évangélise !

Elías et José Elías, nos deux ouvriers, s’occu­pent du ter­rain de café et d’oran­ges depuis main­te­nant cinq ans. Ils sont d’une fidé­lité et d’un grand res­pect pour nous. Ils se don­nent plei­ne­ment dans leur tra­vail, jusqu’au bout et fai­sant sou­vent plus que ce qui leur est demandé. Ils per­çoi­vent leur tra­vail comme un ser­vice par amitié pour nous et pour faire de ce lieu un endroit beau et sacré, où Dieu est pré­sent. Il y a entre nous une réelle préoc­cu­pa­tion pour l’autre et une vraie amitié avec eux et leur famille. Au mois d’août, à l’occa­sion de la pre­mière récolte du maïs, les famil­les qui ont récolté invi­tent leurs pro­ches et amis à un suc­cu­lent repas uni­que­ment cons­ti­tué à base de maïs. Cette année nous étions les invi­tés de José Elías pour ce repas de fête !

Sr Paola dégustant le repas à base de maïs dans la famille de José Elías

Notre gar­dien de nuit Don Guillermo est aussi un exem­ple de ser­vice, de gra­tuité et d’amitié. Nous avons une totale confiance en lui. Il est tou­jours là pour nous donner n’importe quel ser­vice ou conseil, faire des répa­ra­tions dans la maison de manière com­plè­te­ment gra­tuite. Un de ses plus beaux gestes est lors­que nous arri­vons en voi­ture, il court au por­tail pour nous l’ouvrir avant que nous ne des­cen­dions nous-même de voi­ture ! Chaque soir, l’une de nous va lui appor­ter un café chaud pour sa nuit de veille et dis­cute avec lui de sa jour­née, de ses soucis, de sa santé… C’est un temps pri­vi­lé­gié d’écoute et d’amitié dont le Christ est le centre.

Lorsque Don Guillermo est en repos, c’est un de ses amis Don Fabio qui vient le rem­pla­cer. Celui-ci est pas­teur évangélique et il vient une fois par semaine veiller sur nous, reli­gieu­ses catho­li­ques, et ce gra­tui­te­ment car il refuse toute rému­né­ra­tion. Au Salvador où les rela­tions entre catho­li­ques et évangéliques ne sont pas tou­jours très ami­ca­les, c’est un mira­cle per­ma­nent ! Nous nous sommes aussi liées d’amitié avec sa famille que nous allons visi­ter de temps en temps. Sa femme Irma a été inva­lide pen­dant plu­sieurs mois à cause d’une frac­ture et nous l’avons accom­pa­gnée à l’hôpi­tal quand nous pou­vions. Alors que je pous­sais niña Irma dans son fau­teuil rou­lant, nous atti­rions des regards stu­pé­faits ! Un voile catho­li­que pous­sant un voile évangélique (les femmes évangéliques por­tent aussi un voile blanc) ! De temps en temps, les petits-fils de Don Fabio l’accom­pa­gnent pour nous voir, nous donner leur der­nier dessin et pro­fi­ter des nom­breux jouets de la maison !

Il y a enfin, Don Virgilio qui vient également rem­pla­cer de temps en temps Don Guillermo pour lui per­met­tre de se repo­ser un peu plus. Tout est his­toire de soli­da­rité, d’amitié et de gra­tuité dans le tra­vail. Rien pour soi, tout pour l’autre.

Sr Bénédicte

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