• 4 avril 2012
es fr

Visite de Mina dans un foyer pour petites filles, Argentine

Le foyer

Le mer­credi après midi, Sr Maylis et Sr Milagros ren­dent visite aux peti­tes filles d’une école-inter­nat, à Buenos Aires.

Le mer­credi après midi, les mamans vien­nent visi­ter leur fille et vont faire un tour avec elle. Mais la plu­part ne reçoi­vent aucune visite de leur famille et res­tent dans la cour de récréa­tion toute l’après-midi. Car, beau­coup vien­nent de famil­les de Paraguay où la maman s’embau­che comme employée de maison dans les nom­breu­ses famil­les « por­teñas » (=de Buenos Aires).

Quand nous arri­vons, elles nous sau­tent au cou, mani­fes­tant leur joie : « Ah, vous êtes venues ! » et leur ten­dresse. Elles ont tel­le­ment soif de cette ten­dresse mater­nelle, de cette atten­tion à ce qu’elles vivent.

Mina est une petite de 8 ans et l’autre jour, elle pleu­rait en classe. Sa maman a décidé de la quit­ter pour aller vivre en Italie et essayer de trou­ver un meilleur boulot pour les faire vivre. Une très grande souf­france pour Mina : l’aban­don de sa maman. Mais étrangement aussi, une pro­fonde com­pas­sion et un pro­fond amour pour elle. Sur le conseil de sa pro­fes­seur, elle lui a écrit une lettre, mais elle ne vou­lait pas lui écrire qu’elle lui man­quait et qu’elle était triste qu’elle soit partie pour ne pas la faire culpa­bi­li­ser car dit elle : « je ne veux pas que ma maman pleure ».

C’est vrai­ment un lieu où nous tou­chons la souf­france et l’extrême vul­né­ra­bi­lité de l’enfant. Il y a des ins­ti­tu­tri­ces et des jeunes sur­veillan­tes qui les aiment beau­coup et leur don­nent des acti­vi­tés. Mais leur soif d’une maman est tel­le­ment vive qu’elles adop­tent cha­cune comme leur maman. Nous pou­vons palper leur soif et leur souf­france sans fond, et en même temps cet amour et cette com­pas­sion sans bornes, débor­dante.

Sr Maylis

Revenir au début