• 15 octobre 2009
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Lettre encyclique SPE SALVI (§35-40)

Spe Salvi

Agir et souffrir comme lieux d’apprentissage de l’espérance

35. Tout agir sérieux et droit de l’homme est espé­rance en acte. Il l’est avant tout dans le sens où nous cher­chons, de ce fait, à pour­sui­vre nos espé­ran­ces, les plus peti­tes ou les plus gran­des : régler telle ou telle tâche qui pour la suite du chemin de notre vie est impor­tante ; par notre enga­ge­ment, appor­ter notre contri­bu­tion afin que le monde devienne un peu plus lumi­neux et un peu plus humain, et qu’ainsi les portes s’ouvrent sur l’avenir. Mais l’enga­ge­ment quo­ti­dien pour la conti­nua­tion de notre vie et pour l’avenir de l’ensem­ble nous épuise ou se change en fana­tisme si nous ne sommes pas éclairés par la lumière d’une espé­rance plus grande, qui ne peut être détruite ni par des échecs dans les peti­tes choses ni par l’effon­dre­ment dans des affai­res de portée his­to­ri­que. Si nous ne pou­vons espé­rer plus que ce qui est effec­ti­ve­ment acces­si­ble d’une fois sur l’autre ni plus que ce qu’on peut espé­rer des auto­ri­tés poli­ti­ques et économiques, notre vie se réduit bien vite à être privée d’espé­rance. Il est impor­tant de savoir ceci : je peux tou­jours encore espé­rer, même si appa­rem­ment pour ma vie ou pour le moment his­to­ri­que que je suis en train de vivre, je n’ai plus rien à espé­rer. Seule la grande espé­rance-cer­ti­tude que, malgré tous les échecs, ma vie per­son­nelle et l’his­toire dans son ensem­ble sont gar­dées dans le pou­voir indes­truc­ti­ble de l’Amour et qui, grâce à lui, ont pour lui un sens et une impor­tance, seule une telle espé­rance peut dans ce cas donner encore le cou­rage d’agir et de pour­sui­vre. Assurément, nous ne pou­vons pas « cons­truire » le règne de Dieu de nos pro­pres forces – ce que nous cons­trui­sons demeure tou­jours le règne de l’homme avec toutes les limi­tes qui sont pro­pres à la nature humaine. Le règne de Dieu est un don, et c’est pour­quoi jus­te­ment il est grand et beau, et il cons­ti­tue la réponse à l’espé­rance. Et nous ne pou­vons pas – pour uti­li­ser la ter­mi­no­lo­gie clas­si­que – « méri­ter » le ciel grâce à « nos pro­pres œuvres ». Il est tou­jours plus que ce que nous méri­tons ; il en va de même pour le fait d’être aimé qui n’est jamais une chose « méri­tée », mais tou­jours un don. Cependant, avec toute notre cons­cience de la « plus-value » du « ciel », il n’en reste pas moins tou­jours vrai que notre agir n’est pas indif­fé­rent devant Dieu et qu’il n’est donc pas non plus indif­fé­rent pour le dérou­le­ment de l’his­toire. Nous pou­vons nous ouvrir nous-mêmes, ainsi que le monde, à l’entrée de Dieu : de la vérité, de l’amour, du bien. C’est ce qu’ont fait les saints, qui, comme « col­la­bo­ra­teurs de Dieu », ont contri­bué au salut du monde (cf. 1 Co 3, 9 ; 1 Th 3, 2). Nous pou­vons libé­rer notre vie et le monde des empoi­son­ne­ments et des pol­lu­tions qui pour­raient détruire le pré­sent et l’avenir. Nous pou­vons décou­vrir et tenir pro­pres les sour­ces de la créa­tion et ainsi, avec la créa­tion qui nous pré­cède comme don, faire ce qui est juste selon ses exi­gen­ces intrin­sè­ques et sa fina­lité. Cela garde aussi un sens si, à ce qu’il semble, nous ne réus­sis­sons pas ou nous parais­sons désar­més face à la puis­sance de forces hos­ti­les. Ainsi, d’un côté, une espé­rance pour nous et pour les autres jaillit de notre agir ; de l’autre, cepen­dant, c’est la grande espé­rance appuyée sur les pro­mes­ses de Dieu qui, dans les bons moments comme dans les mau­vais, nous donne cou­rage et oriente notre agir.

36. Comme l’agir, la souf­france fait aussi partie de l’exis­tence humaine. Elle découle, d’une part, de notre fini­tude et, de l’autre, de la somme de fautes qui, au cours de l’his­toire, s’est accu­mu­lée et qui encore aujourd’hui gran­dit sans cesse. Il faut cer­tai­ne­ment faire tout ce qui est pos­si­ble pour atté­nuer la souf­france : empê­cher, dans la mesure où cela est pos­si­ble, la souf­france des inno­cents ; calmer les dou­leurs ; aider à sur­mon­ter les souf­fran­ces psy­chi­ques. Autant de devoirs aussi bien de la jus­tice que de l’amour qui ren­trent dans les exi­gen­ces fon­da­men­ta­les de l’exis­tence chré­tienne et de toute vie vrai­ment humaine. Dans la lutte contre la dou­leur phy­si­que, on a réussi à faire de grands pro­grès ; la souf­france des inno­cents et aussi les souf­fran­ces psy­chi­ques ont plutôt aug­menté au cours des der­niè­res décen­nies. Oui, nous devons tout faire pour sur­mon­ter la souf­france, mais l’éliminer com­plè­te­ment du monde n’est pas dans nos pos­si­bi­li­tés – sim­ple­ment parce que nous ne pou­vons pas nous extraire de notre fini­tude et parce qu’aucun de nous n’est en mesure d’éliminer le pou­voir du mal, de la faute, qui – nous le voyons – est conti­nuel­le­ment source de souf­france. Dieu seul pour­rait le réa­li­ser : seul un Dieu qui entre per­son­nel­le­ment dans l’his­toire en se fai­sant homme et qui y souf­fre. Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pou­voir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1, 29) est pré­sent dans le monde. Par la foi dans l’exis­tence de ce pou­voir, l’espé­rance de la gué­ri­son du monde est appa­rue dans l’his­toire. Mais il s’agit pré­ci­sé­ment d’espé­rance et non encore d’accom­plis­se­ment ; espé­rance qui nous donne le cou­rage de nous mettre du côté du bien même là où cela semble sans espé­rance, tout en res­tant cons­cients que, fai­sant partie du dérou­le­ment de l’his­toire tel qu’il appa­raît exté­rieu­re­ment, le pou­voir de la faute demeure aussi dans l’avenir une pré­sence ter­ri­ble.

37. Revenons à notre thème. Nous pou­vons cher­cher à limi­ter la souf­france, à lutter contre elle, mais nous ne pou­vons pas l’éliminer. Justement là où les hommes, dans une ten­ta­tive d’éviter toute souf­france, cher­chent à se sous­traire à tout ce qui pour­rait signi­fier souf­france, là où ils veu­lent s’épargner la peine et la dou­leur de la vérité, de l’amour, du bien, ils s’enfon­cent dans une exis­tence vide, dans laquelle peut-être n’existe pra­ti­que­ment plus de souf­france, mais où il y a d’autant plus l’obs­cure sen­sa­tion du manque de sens et de la soli­tude. Ce n’est pas le fait d’esqui­ver la souf­france, de fuir devant la dou­leur, qui guérit l’homme, mais la capa­cité d’accep­ter les tri­bu­la­tions et de mûrir par elles, d’y trou­ver un sens par l’union au Christ, qui a souf­fert avec un amour infini. Dans ce contexte, je vou­drais citer quel­ques phra­ses d’une lettre du martyr viet­na­mien Paul Le-Bao-Tinh (mort en 1857), dans les­quel­les devient évidente cette trans­for­ma­tion de la souf­france par la force de l’espé­rance qui pro­vient de la foi. « Moi, Paul, lié de chaî­nes pour le Christ, je veux vous raconter les tri­bu­la­tions dans les­quel­les je suis chaque jour ense­veli, afin qu’embra­sés de l’amour divin, vous bénis­siez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siè­cles est sa misé­ri­corde (cf. Ps 135 [136], 3). Cette prison est vrai­ment une vive figure de l’enfer éternel. Aux liens, aux can­gues et aux entra­ves vien­nent s’ajou­ter des colè­res, des ven­gean­ces, des malé­dic­tions, des conver­sa­tions impu­res, des rixes, des actes mau­vais, des ser­ments injus­tes, des médi­san­ces, aux­quels se joi­gnent aussi l’ennui et la tris­tesse. Mais celui qui a déjà déli­vré les trois enfants des flam­mes arden­tes est aussi demeuré avec moi ; il m’a déli­vré de ces maux et il me les conver­tit en dou­ceur, parce que dans tous les siè­cles est sa misé­ri­corde. Par la grâce de Dieu, au milieu de ces sup­pli­ces qui ont cou­tume d’attris­ter les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi [...]. Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satel­li­tes infi­dè­les blas­phé­mer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins (cf. Ps 79 [80], 2) et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire ? À cette vue, enflammé de ton amour, j’aime mieux mourir et que mes mem­bres soient coupés en mor­ceaux en témoi­gnage de mon amour pour toi, Seigneur. Montre ta puis­sance, déli­vre-moi et aide-moi, afin que, dans ma fai­blesse, ta force se fasse sentir et soit glo­ri­fiée devant le monde [...]. En enten­dant ces choses, vous ren­drez, rem­plis de joie, d’immor­tel­les actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le béni­rez avec moi, parce que dans tous les siè­cles est sa misé­ri­corde [...]. Je vous écris ces choses pour que nous unis­sions votre foi et la mienne : au milieu de ces tem­pê­tes, je jette une ancre qui va jusqu’au trône de Dieu ; c’est l’espé­rance qui vit tou­jours en mon cœur. » [1] C’est une lettre de l’enfer. S’y mani­feste toute l’hor­reur d’un camp de concen­tra­tion, dans lequel, aux tour­ments de la part des tyrans, s’ajoute le déchaî­ne­ment du mal dans les vic­ti­mes elles-mêmes qui, de cette façon, devien­nent ensuite des ins­tru­ments de la cruauté des bour­reaux. C’est une lettre de l’enfer, mais en elle se réa­lise la parole du psaume : « Je gravis les cieux : tu es là ; je des­cends chez les morts : te voici... J’avais dit : ’Les ténè­bres m’écrasent...’, ’...même les ténè­bres pour toi ne sont pas ténè­bres, et la nuit comme le jour est lumière’ » (138 [139], 8-12, voir aussi Ps 22 [23], 4). Le Christ est des­cendu en « enfer » et ainsi il est proche de celui qui y est jeté, trans­for­mant pour lui les ténè­bres en lumière. La souf­france, les tour­ments res­tent ter­ri­bles et quasi insup­por­ta­bles. Cependant l’étoile de l’espé­rance s’est levée – l’ancre du cœur arrive au trône de Dieu. Le mal n’est pas déchaîné dans l’homme, mais la lumière vainc : la souf­france – sans cesser d’être souf­france – devient malgré tout chant de louange.

38. La mesure de l’huma­nité se déter­mine essen­tiel­le­ment dans son rap­port à la souf­france et à celui qui souf­fre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réus­sit pas à accep­ter les souf­frants et qui n’est pas capa­ble de contri­buer, par la com­pas­sion, à faire en sorte que la souf­france soit par­ta­gée et portée aussi inté­rieu­re­ment est une société cruelle et inhu­maine. Cependant, la société ne peut accep­ter les souf­frants et les sou­te­nir dans leur souf­france, si chacun n’est pas lui-même capa­ble de cela et, d’autre part, chacun ne peut accep­ter la souf­france de l’autre si lui-même per­son­nel­le­ment ne réus­sit pas à trou­ver un sens à la souf­france, un chemin de puri­fi­ca­tion et de matu­ra­tion, un chemin d’espé­rance. Accepter l’autre qui souf­fre signi­fie, en effet, assu­mer en quel­que manière sa souf­france, de façon qu’elle devienne aussi la mienne. Mais parce que main­te­nant elle est deve­nue souf­france par­ta­gée, dans laquelle il y a la pré­sence d’un autre, cette souf­france est péné­trée par la lumière de l’amour. La parole latine con-sola­tio, conso­la­tion, l’exprime de manière très belle, sug­gé­rant un être-avec dans la soli­tude, qui alors n’est plus soli­tude. Ou encore la capa­cité d’accep­ter la souf­france par amour du bien, de la vérité et de la jus­tice est cons­ti­tu­tive de la mesure de l’huma­nité, parce que si, en défi­ni­tive, mon bien-être, mon inté­grité sont plus impor­tants que la vérité et la jus­tice, alors la domi­na­tion du plus fort l’emporte ; alors règnent la vio­lence et le men­songe. La vérité et la jus­tice doi­vent être au-dessus de mon confort et de mon inté­grité phy­si­que, autre­ment ma vie elle-même devient men­songe. Et enfin, le « oui » à l’amour est aussi source de souf­france, parce que l’amour exige tou­jours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et bles­ser. L’amour ne peut nul­le­ment exis­ter sans ce renon­ce­ment qui m’est aussi dou­lou­reux à moi-même, autre­ment il devient pur égoïsme et, de ce fait, il s’annule lui-même comme tel.

39. Souffrir avec l’autre, pour les autres ; souf­frir par amour de la vérité et de la jus­tice ; souf­frir à cause de l’amour et pour deve­nir une per­sonne qui aime vrai­ment – ce sont des éléments fon­da­men­taux d’huma­nité ; leur aban­don détrui­rait l’homme lui-même. Mais encore une fois surgit la ques­tion : en sommes-nous capa­bles ? L’autre est-il suf­fi­sam­ment impor­tant pour que je devienne pour lui une per­sonne qui souf­fre ? La vérité est-elle pour moi si impor­tante pour payer la souf­france ? La pro­messe de l’amour est-elle si grande pour jus­ti­fier le don de moi-même ? À la foi chré­tienne, dans l’his­toire de l’huma­nité, revient jus­te­ment ce mérite d’avoir sus­cité dans l’homme d’une manière nou­velle et à une pro­fon­deur nou­velle la capa­cité de souf­frir de la sorte, qui est déci­sive pour son huma­nité. La foi chré­tienne nous a montré que vérité, jus­tice, amour ne sont pas sim­ple­ment des idéaux, mais des réa­li­tés de très grande den­sité. Elle nous a montré en effet que Dieu – la Vérité et l’Amour en per­sonne – a voulu souf­frir pour nous et avec nous. Bernard de Clairvaux a forgé l’expres­sion mer­veilleuse : Impassibilis est Deus, sed non incom­pas­si­bi­lis [2], Dieu ne peut pas souf­frir, mais il peut com­pa­tir. L’homme a pour Dieu une valeur si grande que Lui-même s’est fait homme pour pou­voir com­pa­tir avec l’homme de manière très réelle, dans la chair et le sang, comme cela nous est montré dans le récit de la Passion de Jésus. De là, dans toute souf­france humaine est entré quelqu’un qui par­tage la souf­france et la patience ; de là se répand dans toute souf­france la con-sola­tio ; la conso­la­tion de l’amour qui vient de Dieu et ainsi surgit l’étoile de l’espé­rance. Certainement, dans nos mul­ti­ples souf­fran­ces et épreuves nous avons tou­jours besoin aussi de nos peti­tes ou de nos gran­des espé­ran­ces – d’une visite bien­veillante, de la gué­ri­son des bles­su­res inter­nes et exter­nes, de la solu­tion posi­tive d’une crise, et ainsi de suite. Dans les peti­tes épreuves, ces formes d’espé­rance peu­vent aussi être suf­fi­san­tes. Mais dans les épreuves vrai­ment lour­des, où je dois faire mienne la déci­sion défi­ni­tive de placer la vérité avant le bien-être, la car­rière, la pos­ses­sion, la cer­ti­tude de la véri­ta­ble, de la grande espé­rance, dont nous avons parlé, devient néces­saire. Pour cela nous avons aussi besoin de témoins, de mar­tyrs, qui se sont tota­le­ment donnés, pour qu’ils puis­sent nous le mon­trer – jour après jour. Nous en avons besoin pour pré­fé­rer, même dans les petits choix de la vie quo­ti­dienne, le bien à la com­mo­dité – sachant que c’est jus­te­ment ainsi que nous vivons vrai­ment notre vie. Disons-le encore une fois : la capa­cité de souf­frir par amour de la vérité est la mesure de l’huma­nité ; cepen­dant, cette capa­cité de souf­frir dépend du genre et de la mesure de l’espé­rance que nous por­tons en nous et sur laquelle nous cons­trui­sons. Les saints ont pu par­cou­rir le grand chemin de l’être-homme à la façon dont le Christ l’a par­couru avant nous, parce qu’ils étaient rem­plis de la grande espé­rance.

40. Je vou­drais encore ajou­ter une petite anno­ta­tion qui n’est pas du tout insi­gni­fiante pour les événements de chaque jour. La pensée de pou­voir « offrir » les peti­tes peines du quo­ti­dien, qui nous tou­chent tou­jours de nou­veau comme des piqû­res plus ou moins désa­gréa­bles, leur attri­buant ainsi un sens, était une forme de dévo­tion, peut-être moins pra­ti­quée aujourd’hui, mais encore très répan­due il n’y a pas si long­temps. Dans cette dévo­tion, il y avait cer­tai­ne­ment des choses exa­gé­rées et peut-être aussi mal­sai­nes, mais il faut se deman­der si quel­que chose d’essen­tiel qui pour­rait être une aide n’y était pas contenu de quel­que manière. Que veut dire « offrir » ? Ces per­son­nes étaient convain­cues de pou­voir insé­rer dans la grande com­pas­sion du Christ leurs peti­tes peines, qui entraient ainsi d’une cer­taine façon dans le trésor de com­pas­sion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quo­ti­dien pour­raient acqué­rir un sens et contri­buer à l’économie du bien, de l’amour entre les hommes. Peut-être devrions-nous nous deman­der vrai­ment si une telle chose ne pour­rait pas rede­ve­nir une pers­pec­tive judi­cieuse pour nous aussi.

BENEDICTUS PP. XVI

Notes

[1] Bréviaire romain, Office des Lectures, 24 novembre.

[2] Sermons sur le Cantique, Sermon 26, 5 : PL 183, 906.

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