• 20 février 2010
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Les sœurs novices au monastère Cistercien

Sr Aurélie et Sr Maylis dans le cloître du monastère

La neige recou­vre tout. Ce pay­sage d’hiver est plus silen­cieux et immo­bile que jamais. Seule la cloche reten­tit appe­lant l’homme à se tour­ner vers Dieu. C’est ainsi que com­men­cent nos pre­miers jours au monas­tère du Rivet (33) où nous sommes venues pour un temps de retraite : entre émerveillement d’une vie avec Dieu et silence tourné vers Dieu, habité par Celui qui nous a appelé à la vie.

Un mois de plon­gée dans la vie monas­ti­que cis­ter­cienne : silence, prière, soli­tude et vie com­mune, étude et tra­vail manuel (ménage, linge, abat­tage de pou­lets, bis­cui­te­rie, cirage du par­quet…). Une vie simple pour un cœur à cœur avec Dieu. Et étonnamment, dans ce désert blanc, je ne m’atten­dais pas à y trou­ver, sentir, tou­cher, voir une vie jaillis­sante d’huma­nité à tra­vers les visa­ges des sœurs du Rivet.

Cela pour­rait vous sem­bler para­doxal d’une vie, semble-t-elle bien réglée et avec, pour quel­ques-unes, le poids de la vieillesse, de la mala­die, de la fra­gi­lité… Et pour­tant, n’est-ce pas héroï­que d’accueillir la vieillesse, le han­di­cap, la mala­die, avec autant de sim­pli­cité ? d’être vul­né­ra­ble et dépen­dante de l’atten­tion, de la déli­ca­tesse et de la ten­dresse fidèle de ses sœurs ?
N’est-ce pas bou­le­ver­sant d’être accueillie, soi-même, dans leur monas­tère, dans l’inti­mité de leur vie com­mu­nau­taire, de leur clô­ture, à leur table, dans leurs stal­les de prière, dans leur novi­ciat, de bou­le­ver­ser leur orga­ni­sa­tion et leur silence, d’être soi­gnée, guidée, accom­pa­gnée, ensei­gnée et aimée ?

Sr Maylis

Le Rivet, monastère cistercien Plongeon dans la vie monastique cistercienne « Ora » : Sr Aurélie à la chapelle « et Labora » : Sr Milagros à la biscuiterie « et Labora » : Sr Diana à l´étude Sr Aurélie avec les poulets Les sœurs novices et les membres permanentes de Points-Cœur avec Sr Christine (...)
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