• 22 janvier 2014
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Le véritable amour est toujours contemplatif

Aparecida et Sr Josette - Brésil, janvier 2014

Notre enga­ge­ment ne consiste pas exclu­si­ve­ment en des actions ou des pro­gram­mes de pro­mo­tion et d’assis­tance ; ce que l’Esprit sus­cite n’est pas un débor­de­ment d’acti­visme, mais avant tout une atten­tion à l’autre qu’il « consi­dère comme un avec lui ». Cette atten­tion aimante est le début d’une véri­ta­ble préoc­cu­pa­tion pour sa per­sonne, à partir de laquelle je désire cher­cher effec­ti­ve­ment son bien. Cela impli­que de valo­ri­ser le pauvre dans sa bonté propre, avec sa manière d’être, avec sa culture, avec sa façon de vivre la foi. Le véri­ta­ble amour est tou­jours contem­pla­tif, il nous permet de servir l’autre non par néces­sité ni par vanité, mais parce qu’il est beau, au-delà de ses appa­ren­ces : « C’est parce qu’on aime quelqu’un qu’on lui fait des cadeaux ». Le pauvre, quand il est aimé, « est estimé d’un grand prix », et ceci dif­fé­ren­cie l’authen­ti­que option pour les pau­vres d’une quel­conque idéo­lo­gie, d’une quel­conque inten­tion d’uti­li­ser les pau­vres au ser­vice d’inté­rêts per­son­nels ou poli­ti­ques. C’est seu­le­ment à partir de cette proxi­mité réelle et cor­diale que nous pou­vons les accom­pa­gner comme il convient sur leur chemin de libé­ra­tion. C’est seu­le­ment cela qui rendra pos­si­ble que « dans toutes les com­mu­nau­tés chré­tien­nes, les pau­vres se sen­tent “chez eux”. Ce style ne serait-il pas la pré­sen­ta­tion la plus grande et la plus effi­cace de la Bonne Nouvelle du Royaume ? » Sans l’option pré­fé­ren­tielle pour les plus pau­vres « l’annonce de l’Évangile, qui demeure la pre­mière des cha­ri­tés, risque d’être incom­prise ou de se noyer dans un flot de paro­les auquel la société actuelle de la com­mu­ni­ca­tion nous expose quo­ti­dien­ne­ment ».

Extrait de Evangelii Gaudium, François


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