• 11 juillet 2013
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Le « Gaudi » polonais, architecte de l’espérance

La voûte de l’église du Saint-Esprit © Paul Walter

L’art de l’archi­tecte polo­nais Monsieur Niemczyk est une archi­tec­ture pro­fon­dé­ment humaine : une archi­tec­ture réa­li­sée par l’homme, pour l’homme, et en vue de la ren­contre avec Dieu. D’ailleurs, sa voca­tion à l’archi­tec­ture sacrée prend sa source le jour où il se pose la ques­tion, après quel­ques années à avoir édifié des bâti­ments com­mu­nis­tes : "Comment oses-tu te consi­dé­rer comme un archi­tecte en conce­vant des choses aussi inhu­mai­nes ?"

La liberté qui jaillit de ses œuvres, si nova­tri­ces, sur­prend. C’est le cas de l’église du Saint-Esprit, à Tychy, ville typi­que de l’école com­mu­niste sans beauté et sans centre. La cons­truc­tion de cette église se vou­lait comme une réponse à l’agres­sion de l’idéo­lo­gie. Edifiée sous le com­mu­nisme, cette vaste église a pour par­ti­cu­la­rité sa voûte en bois, tapis­sée de gran­des icônes, du célè­bre Nowosielski, son maître et ami, décédé avant d’avoir pu ache­ver son œuvre. Visages conso­lants de la Vierge, du Christ, des saints, qui entou­rent de leur ten­dresse, sem­blant affir­mer que Dieu n’a pas aban­donné le monde. Ils conso­lent par leur pré­sence, ren­dant aux hommes assu­rance et confiance, au sein même de l’épreuve de l’idéo­lo­gie : ils ne sont pas seuls, le visage de Dieu n’a pas dis­paru. Pas plus que le visage humain.

"Ceux qui ont cons­truit l’église Saint-Ambroise de Milan étaient pau­vres, car ils avaient la cer­ti­tude de cer­tai­nes gran­des choses, plus gran­des que l’œuvre même qu’ils ont été capa­bles de réa­li­ser. Seule la rela­tion avec ce « quel­que chose d’autre » permet de cons­truire des œuvres belles et gran­des, de cons­truire cons­tam­ment, et de se dépas­ser dans la beauté de ce que l’on crée." (Don Luigi Giussani, Un évènement de vie, c’est-à-dire une his­toire).

sr Aurélie

Voir l’arti­cle en entier dans le Blog Terre de Compassion


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