• 11 octobre 2011
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Jamais seuls

Amies de Flassans dans la nuit du réveillon 2011

La souf­france des inno­cents, et, enfin, la mort de tout homme sont une obs­cu­rité impé­né­tra­ble qui peut peut-être être éclairée momen­ta­né­ment, comme un éclair dans la nuit, par de nou­vel­les expé­rien­ces. Cependant, à la fin, demeu­rent des ténè­bres angois­san­tes.

Autour de nous, il peut y avoir l’obs­cu­rité et les ténè­bres, et nous voyons tou­te­fois une lumière : une petite flamme minus­cule, qui est plus forte que l’obs­cu­rité appa­rem­ment si puis­sante et invin­ci­ble. Le Christ, qui est res­sus­cité des morts, brille dans ce monde, et le fait d’une manière plus lumi­neuse jus­te­ment là où, selon le juge­ment humain, tout semble être lugu­bre et privé d’espé­rance. Il a vaincu la mort – Il vit – et la foi en Lui, comme une petite lumière, pénè­tre tout ce qui est téné­breux et mena­çant. Celui qui croit en Jésus, ne voit cer­tai­ne­ment pas tou­jours la clarté du soleil dans sa vie – comme si souf­fran­ces et dif­fi­cultés pou­vaient lui être épargnées – mais il y a tou­jours une lumière lim­pide qui lui indi­que une voie, la voie qui conduit à la vie en abon­dance (cf. Jn 10, 10). Les yeux de celui qui croit au Christ voient aussi dans la nuit la plus obs­cure une lumière et voient déjà l’aurore d’un nou­veau jour.

La lumière ne reste pas seule. Tout autour d’elle s’allu­ment d’autres lumiè­res. Sous l’effet de leur clarté, les contours de l’espace sont bien mar­qués si bien qu’il est pos­si­ble de s’orien­ter. Nous ne vivons pas en soli­tai­res dans le monde. Dans les choses impor­tan­tes de la vie, nous avons jus­te­ment besoin des autres. Personne n’arrive à croire s’il n’est pas sou­tenu par la foi des autres.

Benoît XVI
Veillée de prière avec les jeunes à Fribourg-en-Brisgau,
Allemagne, 24 septembre 2011

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