• 26 octobre 2011
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Ixaya Yulu : Retour aux racines

Ixaya Yulu

Voici trois ans est né au El Salvador, petit pays d’Amérique Centrale, un groupe de musi­que andine, appelé Ixaya Yulu. Histoire d’une amitié. Histoire d’un amour de la musi­que. Mais plus encore un Voyage …

Au chuin­te­ment des flûtes andi­nes : Quena peru­vienne, Sampoña et Sancas boli­vien­nes, aux pin­ce­ments tour­billon­nants des cordes : cha­rango boli­vien, gui­tare clas­si­que et basse électrique à 4 cordes, et au rythme enjoué des per­cus­sions : Bombo argen­tin et mara­cas cubai­nes, Ixaya Yulu nous emmène des hautes cimes des Andes aux fêtes folk­lo­ri­ques de la « vallée des hamacs » (nom donné au El Salvador), et plus loin encore à ouvrir nos yeux et notre cœur sur l’héri­tage cultu­rel des tribus indi­gè­nes.

A cette inten­tion, les sept « com­pè­res » ont choisi ce nom : Ixaya Yulu qui signi­fie : « Ouvrir les Yeux du Cœur » en náhuatl, la langue indi­gène des tribus aztè­ques en Amérique Centrale.

Pour eux, cela signi­fie un voyage au cœur de leurs raci­nes, de leur iden­tité, de leur his­toire, de leur culture qui fut mena­cée d’extinc­tion par le der­nier géno­cide des tribus indi­gè­nes du pays par les gou­ver­ne­ments mili­tai­res de 1932.

Sans connais­sance de sol­fège, sans pro­fes­seur de musi­que, c’est leur oreille, mais plus encore leur pas­sion et leur amitié qui les amè­nent à cher­cher les chan­sons des pays lati­nos et cen­troa­mé­ri­cains, à les faire vivre et naître en eux, à cher­cher long­temps à tâtons l’har­mo­nie orches­trale, la fidé­lité à l’œuvre et l’esprit latino amé­ri­cain, tout en expri­mant ce qu’ils sont, ce qu’ils vivent.

Les ins­tru­ments s’alter­nent, ou accom­pa­gnent ou se tai­sent pour mettre en valeur l’autre ins­tru­ment au ser­vice de telle expres­sion ou de telle facette de l’œuvre, c’est une danse d’humi­lité plus qu’une sym­pho­nie. Les sons pro­pres de ces ins­tru­ments réveillent la nos­tal­gie des grands espa­ces, des oiseaux, des rapa­ces des Andes, ou encore les his­toi­res d’amour et le rythme dan­sant du peuple latino.

Ixaya Yulu

Il y a un amour par­ti­cu­lier pour chaque son qui se révèle au fil du voyage. Ce groupe ren­contre de plus en plus de sol­li­ci­ta­tions, signes d’une attente d’un peuple en soif de beauté qui révèle une soif plus grande, une nos­tal­gie du divin : une nos­tal­gie d’une Paix et d’une Joie, au milieu des souf­fran­ces et des vio­len­ces qu’endure ce peuple aujourd’hui.

Sr Maylïs

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