• 4 février 2013
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El Salvador : Ana et le miracle de la miséricorde

Ana, San Pedro Perulapán 2013

De Sr Anne, en mis­sion au El Salvador :

Depuis que nous sommes à San Pedro, la vie d’Ana fait partie de notre vie. Cette jeune voi­sine de seize ans a grandi, côtoyant le prieuré au rythme des bat­te­ments de son coeur. Il lui suffit de tra­ver­ser la route pour sonner à la porte et par­ta­ger ce qui fait sa vie : moments de joie ou de tris­tesse, moments de jeux ou de conver­sa­tions, moments de doutes et de priè­res, ins­tants pré­cieux de ceux qui cons­trui­sent l’amitié.
Il y a plus d’un an Ana a fugué de la maison fami­liale ou vivait sa grand-mère, pour habi­ter avec son petit ami avec lequel elle atten­dait un enfant. Il y eut quel­ques mois de silence, de ce silence d’Adam au jardin, long d’indi­gnité et de trou­bles. Puis un jour, elle a osé télé­pho­ner, dire com­bien elle regret­tait son départ, affron­tant son erreur, reconnais­sant son tort. Sur ce chemin de repen­tir, elle a osé des pas de réconci­lia­tion. Elle est réap­pa­rue, accom­pa­gnée de son tout jeune nour­ris­son. Elle est à nou­veau reve­nue une ou deux fois mais sans jamais oser visi­ter sa grand-mère et lui pré­sen­ter son enfant.
Finalement, elle accepta que sr Bénédicte aille pré­sen­ter son fils à sa grand-mère comme un pre­mier pas de réconci­lia­tion. Le jour sui­vant, de la maison voi­sine s’élevèrent des excla­ma­tions reconnais­sa­bles : Anita était ren­trée. Miracle de l’amitié, de la misé­ri­corde qui donne l’audace d’aller men­dier l’amour, d’aller cher­cher ce qui était perdu. Miracle de l’amour plus fort que les ran­coeurs, fort de ces par­dons donnés et reçus, fort de la pré­sence d’un nouvel être, signe visi­ble de l’amour et de la vie.


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