• 9 juillet 2012
es fr

El Salvador : Rencontre inattendue dans un magasin de peinture

San Pedro Perulapán, juin 2012

Nous étions de pas­sage dans une entre­prise de pein­ture pour consi­dé­rer les prix. En effet, notre objec­tif est de repein­dre avec le groupe des jeunes, la salle parois­siale (où nous nous réu­nis­sons chaque samedi avec les jeunes de la paroisse). En entrant dans le maga­sin, l’idée était donc d’avoir une esti­ma­tion des prix pour un achat éventuel, qui serait financé par la paroisse. Me voilà inves­ti­guant auprès du ven­deur, lors­que tout natu­rel­le­ment une femme qui était à hau­teur du comp­toir, com­mence elle même à poser des ques­tions sur la qua­lité des murs et fina­le­ment pose un ver­dict sur la pein­ture requise. Elle ter­mine tran­quille­ment son diag­nos­ti­que en me deman­dant : « et le père de la paroisse il serait d’accord si je vous offrais la pein­ture ? » Je souris, impres­sion­née ! Nous sor­tons du maga­sin non seu­le­ment pein­ture en main mais avec pin­ceaux et acces­soi­res indis­pen­sa­bles à la réa­li­sa­tion du projet ! Je reste bouche bouée devant tant de géné­ro­sité ! Je connais à peine le prénom de cette femme. Elle ne me deman­dera ni reçu fiscal, ni télé­phone. Tout s’est passé dans la plus simple bana­lité d’un jour comme les autres, en toute sim­pli­cité !

Ce même jour, au sortir du maga­sin, nous sommes en voi­ture, atten­dant que le feu passe au vert. Se pré­sente à moi un enfant d’envi­ron 8 ans, qui vend des che­wing-gums. Au Salvador, il y a de nom­breux ven­deurs à chaque car­re­four. Il m’en pro­pose. Je réponds en sou­riant par la néga­tive. Alors tran­quille­ment, avec la même sim­pli­cité que « la femme de la pein­ture », il dépose au bord de la vitre ouverte, deux petits paquets de che­wing-gums : en disant : « bon alors je vous les offre ! ». L’ins­tant d’après, le feu passe au vert, je pour­suis ma route, émue là encore par ce geste tout simple, « cette obole de la veuve » qui a tout donné, sans rien deman­der en retour !

Je retien­drai 3 choses de ces ren­contres fur­ti­ves et désin­té­res­sées :

La pre­mière : méfions nous des jours ordi­nai­res ! Il peut s’y glis­ser des événements extra­or­di­nai­res !

La seconde : la Providence sur­prend et dépasse tou­jours nos atten­tes quel­les soient peti­tes ou gran­des !

Enfin : voilà le peuple sal­va­do­rien dans toute sa gran­deur, à com­men­cer par le plus humble dona­teur !

Sr Paola


Revenir au début