• 23 octobre 2014
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Dîner culturel « Marine et poésie »

Amiral Loïc Finaz

Jeudi 16 octo­bre 2014, une soixan­taine d’invi­tés sont venus au Château de l’Aumérade à Pierrefeu-du-Var pour écouter l’Amiral Loïc Finaz par­ta­ger son expé­rience et sa double pas­sion : la mer et la poésie.

Spécialisé dans les Opérations et la “Lutte sous la mer”, Loïc Finaz était der­niè­re­ment direc­teur du Centre d’Etudes Stratégiques de la Marine (CESM) et com­man­dant de la Marine à Paris (COMAR Paris) avant d’être nommé direc­teur du Musée de la Marine en sep­tem­bre 2014. Depuis le 1er août, Loïc Finaz est Amiral de la Marine fran­çaise. Il est aussi écrivain et poète, et vient de publier son cin­quième ouvrage : « Que seule demeure la Poésie du Ienisseï » paru en juin 2014 aux éditions « Equateurs ».

Trois esca­les ont rythmé cette croi­sière-gour­mande :
« La Terre est bleue et l’avenir de la terre est la mer. » concluait l’amiral Finaz à la pre­mière escale sur le fait mari­time. Une bonne nou­velle pour la France qui est la deuxième (et bien­tôt pre­mière) puis­sance mari­time même si elle l’ignore encore à cause de sa tra­di­tion conti­nen­tale très forte. La France est le seul pays au monde sur lequel le soleil ne se couche jamais ! Une belle espé­rance pour notre pays si nous accep­tons de tour­ner le regard vers le large…

A la seconde escale, l’amiral Finaz a appro­fondi la voca­tion de la Marine par quel­ques asso­cia­tions de mots impro­ba­bles mais très pro­fon­des telles que :

  • La bienveillance et l’exigence.
  • La fonction propre à chacun et la responsabilité commune à l’ensemble de l’équipage.
  • La hiérarchie et la participation qui offrent à elles-deux une efficacité souvent salutaire et une confiance qui transcende les échelons.
  • Le marin et le moine dont les vies présentent quelques parallèles : dans des lieux de spiritualité forts (la mer ou le monastère), structurée par des quarts ou des prières, et dans un paradoxe permanent de solitude et de vie communautaire (ou d’équipage).

La der­nière escale nous a bercés de quel­ques poèmes réci­tés par l’amiral Finaz. Il venait de nous dévoi­ler la nais­sance de sa voca­tion d’écrivain et de poète sur les bancs de l’école de guerre pour vain­cre l’ennui des cours de théo­rie du signal et après la lec­ture d’un roman de Robert Merle. Depuis, il écrit en mer quand sa femme lui manque ou à terre quand la mer lui manque…

Brillant mais modeste, carré mais plein d’humour, pro­fond mais les pieds sur terre et sur­tout le cœur en mer ; un cœur de poète et de père pour ses hommes d’équipage… _ Merci Amiral !


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