• 11 octobre 2013
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Ce « Pasteur à l’odeur de brebis »

Cette année, notre fête patro­nale coin­cida avec la béa­ti­fi­ca­tion, le 14 sep­tem­bre, de Jose Gabriel del Rosario, plus connu sous le nom de « curé Brochero ». Un évènement vécu avec beau­coup d’inten­sité en Argentine. Un groupe d’anciens volon­tai­res de Points Coeur acom­pa­gné par Sr Milagros et Alexiana en mis­sion au Point Coeur de Buenos Aires furent pré­sents. Jorge nous pré­sente ce nou­veaux bien­heu­reux argen­tin :

Depuis que je suis enfant j’entends les his­toi­res sur le Curé Brochero. Et plus encore lors­que je tra­verse les mon­ta­gnes par les sen­tiers qu’il emprun­tait, par les vil­la­ges où le bon curé Gaucho fonda l’une ou l’autre de ces peti­tes cha­pel­les de pier­res o de terre sèche. C’est pour­quoi ce jour de fête fut pour moi si impor­tant. Ce fut un cadeau immense, d’être témoin de l’Amour de Dieu qui agit sur les hommes et par les hommes.

Ce qui m’a le plus marqué de sa vie fut l’urgence de la cha­rité. Il n’atten­dait pas, il par­tait, tou­jours plus loin, il se pres­sait. Et il fut la réponse de Dieu, le baume qui apaise la plaie pour ce peuple oublié.
Que m’a-t-il laissé en héri­tage ?
Lorsqu’un de mes amis prêtre connut Villa Cura Brochero (le vil­lage où il était et qui en a pris son nom), il me dit : « c’est impres­sion­nant le res­pect pour les prê­tres ici ». Et c’est vrai pour ce peuple, l’héri­tage le plus grand est de reconnaî­tre les prê­tres comme des curés d’âme et de corps. Brochero fut béa­ti­fié parce qu’il s’est préoc­cupé en pre­mier pour le Royaume et tout le reste lui fut donné de sur­croît. Par la péda­go­gie des Exercices Spirituels, il pro­po­sait en pre­mier la conver­sion avant de répon­dre aux néces­si­tés maté­riel­les, ce qui ne l’empê­cha pas de donner une impul­sion au pro­grès social.

Ce « Pasteur à l’odeur de brebis » contine aujourd’hui à inter­cé­der pour ses parois­siens et pour tous main­te­nant, pour que nous puis­sions comp­ter non seu­le­ment sur son exem­plaire fidé­lité mais également sur son inter­ces­sion au ciel.


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