• 20 février 2015
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Camps d’été au Pérou

Andrea et Maria, Lima-Pérou, janvier 2015

De Andrea, volon­taire argen­tine au prieuré des Servantes au Pérou :

Du 2 au 30 jan­vier j’ai réa­lisé une courte mis­sion d’un mois à Lima au Pérou, une mis­sion qui m’a permis de ren­contrer l’amour du Christ. Chaque été à Guayabo dans le prieuré des sœurs du mou­ve­ment Points-Cœur (Servantes de la Présence de Dieu) a lieu une série de camps pour les enfants du quar­tier. Nous avons pu avec les sœurs et les enfants vivre des expé­rien­ces très variées : jeux, dyna­mi­ques, pro­me­na­des, théâ­tre, entre autres. C’étaient des camps de 3 jours chacun, très dif­fé­rents et amu­sants et avec la pré­sence incondi­tion­nelle de Dieu. C’est ici qu’entre en jeu tout ce que nous vivons et ce que je rem­porte de chacun. JPEG - 33.3 koC’était moi qui vou­lais les accueillir dans chaque camp, mais en réa­lité c’étaient eux qui m’accueillaient, puis­que sans me connaî­tre, ils m’ouvraient leurs cœurs entiè­re­ment. Recevoir autant de câlins, de bisous, de mots ou même des gestes très sim­ples, m’a fait sentir plei­ne­ment aimée. C’était moi qui devais les amener au Christ mais c’étaient eux qui m’ont rempli de Son amour, de l’Amour du Père. C’étaient eux qui m’ont appris à prier, à jouer, à rire, à regar­der la vie avec d’autres yeux, à VIVRE. C’étaient court mais cela a suffi pour qu’ils me don­nent leur ten­dresse simple, humble et sin­cère.

D’un autre côté, je n’ai pas seu­le­ment vécu ces camps, sinon que j’ai aussi visité plu­sieurs amis des dif­fé­rents Points Cœur. S’il y a une per­sonne qui m’a ensei­gné que dans la vie, le seul qui importe c’est Dieu, c’était Maria. C’est une femme très belle d’une qua­ran­taine d’année. Elle vit à Retamar, un quar­tier humble au sud de Lima. Elle souf­fre d’une tumeur céré­brale très avan­cée. JPEG - 21.8 koDu coup, elle ne sort pas du lit ni ne parle pas beau­coup. Maria est l’amie des sœurs depuis quel­ques années et moi je l’ai connu seu­le­ment une jour­née, deux heures, mais cela m’a suffi pour voir la lumière de Maria, voir com­bien elle se réjouit de notre visite. Seulement à tra­vers son regard, j’ai pu voir la pré­sence de Dieu, la force et la sim­pli­cité à la fois. Comment être heu­reux et conti­nuer à avan­cer avec ce qui me parais­sait si peu : une simple pré­sence, une simple visite, un simple chant, une simple prière. Pour elle, c’est TOUT.


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