• 8 février 2013
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Benoît XVI : « Croire dans la charité suscite la charité »

Île de Procida, 2013

« À l’ori­gine du fait d’être chré­tien, il n’y a pas une déci­sion éthique ou une grande idée, mais la ren­contre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel hori­zon et par là son orien­ta­tion déci­sive... Comme Dieu nous a aimés le pre­mier (cf. 1 Jn 4, 10), l’amour n’est plus seu­le­ment « un com­man­de­ment », mais il est la réponse au don de l’amour par lequel Dieu vient à notre ren­contre » (Deus cari­tas est, n. 1).
La foi cons­ti­tue l’adhé­sion per­son­nelle – qui inclut toutes nos facultés – à la révé­la­tion de l’amour gra­tuit et « pas­sionné » que Dieu a pour nous et qui se mani­feste plei­ne­ment en Jésus Christ ; la ren­contre avec Dieu Amour qui inter­pelle non seu­le­ment le cœur, mais également l’esprit : « La reconnais­sance du Dieu vivant est une route vers l’amour, et le oui de notre volonté à la sienne unit intel­li­gence, volonté et sen­ti­ment dans l’acte tota­li­sant de l’amour. Ce pro­ces­sus demeure cepen­dant cons­tam­ment en mou­ve­ment : l’amour n’est jamais "achevé" ni com­plet » (ibid., n. 17).
De là découle pour tous les chré­tiens, et en par­ti­cu­lier, pour les « per­son­nes enga­gées dans les ser­vi­ces de cha­rité », la néces­sité de la foi, de la « ren­contre avec Dieu dans le Christ, qui sus­cite en eux l’amour et qui ouvre leur esprit à l’autre, en sorte que leur amour du pro­chain ne soit plus imposé pour ainsi dire de l’exté­rieur, mais qu’il soit une consé­quence décou­lant de leur foi qui devient agis­sante dans l’amour » (ibid. n. 31a).


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