• 1er février 2012
fr

Arabica ou Robusta ?

grains de café du El Salvador

Depuis 1999, les Servantes de la Présence de Dieu culti­vent une plan­ta­tion de café au El Salvador. A la décou­verte de ce monde, elles nous par­ta­gent dans cet arti­cle une ren­contre avec leur ami et par­te­naire, Leopold Muyshondt, gérant géné­ral d’une société d’expor­ta­tion de café :

"Arabica ou Robusta ? Ces mots évoquent pour chacun de nous une même réa­lité : le café !

Le café est une plante très raf­fi­née : quatre milles grains de café sont néces­sai­res pour pro­duire une livre de café tor­ré­fié : il faut savoir que chaque grain est évalué selon son poids, sa taille et sa cou­leur avant d’arri­ver dans notre tasse ! (...)

Léopold Muyshondt, gérant géné­ral d’une des entre­pri­ses les plus impor­tan­tes d’expor­ta­tion de café au El Salvador (UNEX) nous en dit un peu plus sur cette plante mythi­que. « Ce que nous avons vécu au sein de notre pays ces der­niè­res quinze années prin­ci­pa­le­ment à cause de la guerre et de l’effon­dre­ment inter­na­tio­nal des prix a entrainé un aban­don des exploi­ta­tions de cafés et un manque d’inves­tis­se­ment dans tout le pro­ces­sus. Le café est une plante noble, en d’autres termes, si cela avait été une culture de coton, il n’exis­te­rait plus rien mais le café est une plante pérenne et résis­tante. »

Bien que dans la chaine de pro­duc­tion il y ait beau­coup de machi­nes, nous pou­vons cons­ta­ter qu’au début et à la fin du pro­ces­sus (de la récolte au séchage des grains), les mains humai­nes sont néces­sai­res dans la mesure où se sont les meilleurs yeux pour attes­ter du carac­tère et de la qua­lité de chaque grain.

(...) 70% de nos clients pro­duc­teurs ont de peti­tes pro­prié­tés, ce sont des per­son­nes tra­vailleu­ses et sim­ples et par ailleurs nous avons des clients ache­teurs renom­més et connus dans le monde du café. Ceux-ci s’inté­res­sent de plus en plus à la tra­ça­bi­lité, c’est-à-dire au fait de connaî­tre jusqu’à l’exploi­ta­tion même d’où pro­vient le café que nous leur com­mer­cia­li­sons. » (...)

« C’est un com­merce tel­le­ment vaste que jamais je ne cesse d’appren­dre quel­que chose à son sujet. C’est d’autant plus moti­vant que c’est un pro­ces­sus diver­si­fié et long. Je passe de la pro­priété de café à mon bureau, voya­geant dans d’autres pays. Cela donne un sen­ti­ment d’huma­nité à mon tra­vail et me sauve de la mono­to­nie. Ce négoce de café, je ne l’ai pas choisi, je viens d’une famille de plan­teurs de café, mais j’aime ce tra­vail parce que j’ai vécu dans cette ambiance toute ma vie."

Sr Anne et Sr Paola

Vu sur le blog Terre de Compassion


Revenir au début