• 17 juin 2011
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4 mois de présence à Buenos Aires, Argentine

Sr Milagros et Daniel, Buenos Aires, Juin 2011

Voilà quatre mois que nous sommes à Buenos Aires et cette énorme ville nous sur­prend par sa diver­sité. La foi est très pré­sente chez le peule argen­tin, dans pres­que toutes les églises il y a l’ado­ra­tion du Saint Sacrement de 7 heure à 21 heure. Tant que nous n’avons pas de cha­pelle, nous prions dans les parois­ses les plus pro­ches. La diver­sité de per­son­nes qui vien­nent saluer Jésus est impres­sion­nante, il y a des hommes en cos­tume qui sor­tent tout juste du tra­vail, des enfants avec leurs mères, des jeunes qui sor­tent de l’uni­ver­sité et puis il y a aussi les peti­tes grand-mères qui consa­crent une grande partie de leur temps à la prière et au ser­vice de la paroisse. Tous ces visa­ges révè­lent beau­coup le peuple argen­tin.

L’hiver a com­mencé et les "por­teños" (habi­tants de Buenos Aires) com­men­cent à sortir leurs man­teaux, gants, écharpes… Une autre réa­lité qui nous touche alors beau­coup est le nombre de per­son­nes qui vivent dans la rue. Il y a quel­ques années on n’en voyait pas tant à Buenos Aires. Prés de chez nous il y a un vieil homme qui passe le plus clair de son temps dans notre rue. Il est dif­fi­cile de l’aider parce qu’il n’accepte pas d’aide, il reste là toute la nuit, sujet aux allu­ci­na­tions que lui pro­vo­que l’alcool. Il y a bien des foyers qui essayent d’aider ces per­son­nes mais cela ne semble pas suf­fi­sant.

Des ren­contres nous sont don­nées de par­tout, que ce soit dans le bus, ou dans la queue pour nos démar­ches admi­nis­tra­ti­ves ou au super­mar­ché, les gens nous par­lent de tout et de rien ou nous deman­dent sim­ple­ment de quelle com­mu­nauté nous sommes et où nous habi­tons. Ils sont très cha­leu­reux et atten­tifs. Il y a quel­que temps, j’ai ren­contré une dame qui se pro­me­nait avec son chien, elle m’a halée dans la rue "Ma soeur, ma soeur ! Priez pour moi !" et elle m’a embras­sée ! Une autre fois, un vieil homme, sur le point de tra­ver­ser au feu rouge, me dit "Souriez ma soeur, c’est ce dont nous avons besoin !"

Il y a une autre femme que je visite sou­vent, elle s’appelle Rosita et tra­vaille toute la jour­née dans une lave­rie. Chaque fois que j’y vais, elle me reçoit avec joie et on dis­cute du tra­vail, de la famille… Elle passe ses jour­nées seule et tra­vaille dur pour pou­voir vivre avec son fils qui est han­di­capé mental. Rosita est l’une de ces femmes qui ont été bles­sées par la vie mais qui guar­dent une force et une espé­rance iné­bran­la­bles.

Sr Milagros

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